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Visite avec Michel Fugain à Jérusalem

 


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Visite de Saint Jean d'Acre, Acco avec guide privé.

Saint Jean d'Acre ou Acco.
Par David Mansour de Tiyoul-Tov.



Lors de votre prochain passage dans les régions du nord d'Israël, la petite ville côtière d’Acco est une étape indispensable. Acco, ou St Jean d’Acre telle que nommée par les Croisées, est aujourd'hui une citée modeste mais reste pourtant dotée d'un passé glorieux de 4 000 ans d'histoire!


D'après des découvertes archéologiques, la citée d'Acco date du deuxième millénaire avant l'ère vulgaire. On a retrouvé aussi des papyrus égyptiens datant du 19ème siècle av. l'ère vulgaire décrivant les routes, terrestres et maritimes, pour Acco. Puis environ 600 ans plus tard, dans le livre de Josué (19,30), on cite la ville d'Oumma - qui est en fait Acco - en tant qu'héritage de la tribu d'Acher. Héritage bien sûr à conquérir aux Cananéens. Cette entreprise n'est pas entièrement achevée d'après le livre des Juges (1,31). Il faudra encore patienter près de 400 ans pour que le Roi David en fasse un bastion totalement juif du royaume d’Israël.


Successivement assyrienne, égyptienne, grecque et romaine, Acco se développe, au gré des investissements effectués pas ses envahisseurs. Ainsi, ce sont les Romains par exemple, qui améliorèrent et élargirent le port aux eaux profondes.


Par la suite, Acco subit d'autres dominations : byzantins, arabes et croisés. Ceux-ci rebaptisent la citée sous le nom de St. Jean d'Acre, du fait que L’Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem s'installe à Acco. Cette organisation, sorte de « médecins sans frontière » version religieuse et prosélyte, construit, avec l'Ordre des Templiers, un ensemble important d'hospices, s'ordonnant autour d'une vaste cour centrale à ciel ouvert d'une superficie d'environ 4 500 mètres carrés, ainsi que des tunnels pour échapper aux attaques. L’ensemble eut l’occasion de démontrer son efficacité et sa discrétion, et ne fut d’ailleurs retrouvé qu’en 1994 !

Durant cette période, la communauté juive de la citée s'agrandit. En 1165, le Rambam, Maimonide, monte en Israël par le port d'Acco et il y réside même durant 6 mois, avant de descendre s’installer en Egypte. En 1211, la Alya des Baalé Tossaftot d'Europe redynamise la communauté par l’arrivée massive de quelque 300 étudiants et directeurs d’école talmudiques venus y installer leur yéshiva. Certains de ces Rabanim étaient en correspondance perpétuelle avec Rambam. Le Ramban, Nah'manide, vivra lui aussi quelques temps à Acco. Malheureusement, cette vie idyllique ne durera même pas un siècle puisqu'en 1291, les Mamlouks envahissent le pays, et la communauté se disperse.


A partir du 16ème siècle, c'est l'empire Ottoman qui domine la Terre d’Israël. Le culte y est plus facilement « toléré », et de nouveau, des géants de la Thora passent par Acco. L’un d’eux, Rabbi H'aïm Ben Attar, plus connu sous le nom du "Or ah'aïm ", en 1741, y fonde sa yéchiva "Knesset Israël", pour environ un an. Par la suite il monte à Jérusalem, y réinstalle sa yéchiva, et décède subitement presque dans la foulée à l’âge de 47 ans.


En 1743, Rabbi Moshé H'aïm Luzzatto, le Ramh'al, amère au port d'Acco. Il fuit les poursuites de Rabbins d'Italie et d'Hollande, pour ses écrits très profonds sur la Kabbale. En revanche, à Acco il se sent en sécurité, les Juifs lui valent un grand honneur. (D'ailleurs, on peut visiter aujourd'hui sa synagogue "Ohel H'aim", avec de magnifiques décorations italiennes, rue parah' a din). Une épidémie particulièrement dévastatrice eut malheureusement raison de lui ainsi que de sa famille à peine 4 ans après son arrivée.

En 1799, Napoléon s'en prend à Acco dans sa marche contre l'empire turc et l’assiège pendant trois long mois, en vain. Le responsable de cette déroute est le bras droit de l’officier Turc en charge d’Acco, fin stratège et Juif de son état : H’aïm Perah’i. A coups incessants de canons montés sur les remparts de la cité - canons que l’on peut encore voir aujourd’hui - il repousse ainsi l’armée napoléonienne.

Au début du mandat britannique (1920), Acco ne compte qu’une centaine de Juifs sur une population totale de 6,500 personnes. Ce n'est qu’en 1924, avec l'Alya de l'écrivain et poète H’aïm Nah'man Bialik et la 4ème Alya en Erets Israël que la population juive connaît une véritable croissance.

Pendant cette période, la forteresse d’Acco est une prison que nous qualifierons de « politique ». A la toute fin des années 20, avec la création de l’Irgoun, une partie du Yishouv décide de ne pas se limiter à une stratégie de défense à l’égard des pogroms menés par les arabes et prône des représailles. Le charismatique dirigeant sioniste, Zeev Jabotinsky est emprisonné un temps à Acco, de même que Schlomo Ben Yossef, jeune membre de l’Irgoun et du Bétar, qui y sera pendu en 1938 pour avoir attaqué un autobus arabe.

En effet, Ben Yossef, aidé de deux autres membres de l’Irgoun (Schein et Zurabin respectivement condamnés à la perpétuité et à l’internement psychiatrique), décide de répondre à l’attaque arabe menée quelques jours plus tôt contre des villages juifs de la région. Ils lancent un engin explosif contre un autobus arabe reliant Acco à Safed. La bombe n’explose pas et les protagonistes se cachent dans une grotte que l’on appelle des lors « la grotte de Ben Yossef ». Trouvés par les Anglais, les militants sont condamnés après un simulacre de procès. Ben Yossef déclarera : Je suis fier d’être le premier Juif à aller à la potence en Palestine.

Il repose aujourd’hui non loin à Rosh Pina, cet attentat, cette déclaration et cette sentence mèneront à la démission de Jabotinsky de la direction de l’Irgoun.


La forteresse d’Acco voit défiler de nombreux membres de l’Irgoun, de sorte qu’en 1947, la prison est attaquée par un commando qui libère une trentaine de prisonniers. Cette attaque, d’un culot inouï, et à la réussite spectaculaire, représente pour beaucoup « le début de la fin » du mandat britannique en terre d’Israël. Ce jour là, le nain a fait vaciller le géant, et lui a mis un genou à terre.


Dans les années cinquante, la ville, comme toutes les régions éculées du nord voit affluer les communautés séfarades arrivées en Israël suite à la décolonisation. Parmi eux, une communauté de Juifs de Tunis construit une merveilleuse synagogue "Or a Tora", encore aujourd’hui dans un remarquable état d’entretien. Sa spécificité la rend unique, elle est entièrement décorée de mosaïques décrivant des scènes bibliques, ornant les murs intérieurs et extérieurs de l’édifice.

De nos jours, Acco est en proie à l'arabisation montante de la ville. De nouveau, des familles Juives ont donc décidé de s’y installer et d’y fonder communautés et écoles talmudiques, relevant ainsi ce challenge démographique. Souhaitons que leur entreprise soit couronnée de succès, non pas par pure motivation politique, mais pour que l’actualité d’Acco soit en parfaite adéquation avec son histoire, pour que le caractère non seulement juif, mais aussi militant de la cité soit respecté.

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David Mansour : 00972-52-43-34-254 ou david.mansour@gmail.com

-Idée de parcours pour une visite à Acco avec David Mansour:

La Ville d'Acco (St Jean d'Acre) la forteresse, la salle des chevaliers, le tunnel des Templiers, le vieux port, visite du site du roc de Rosh Hanikra unique au monde, la frontière Libanaise, les jardins des Bais à Haifa...

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Alors à bientôt en Israël!

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